À la rencontre de Daniel Monachini, nouveau pasteur de l’église du Campus

À la rencontre de Daniel Monachini, nouveau pasteur de l’église du Campus

22 oct. 2026

La rentrée s’accompagne toujours de nouveauté. Il en va de même pour l’église du Campus qui accueille ce mois son nouveau pasteur, en la personne de Daniel Monachini. Après avoir exercé plusieurs années la responsabilité de président de la Fédération des Églises adventistes du Sud de la France, il ouvre aujourd’hui une nouvelle page de son ministère au sein de notre communauté.

Mais qui se cache derrière le pasteur ? Quel a été son parcours ? Qu’est-ce qui le passionne ? Et quelles sont ses attentes pour cette nouvelle étape de son ministère ? Faisons connaissance avec Daniel Monachini.

 

Pour ceux qui ne vous connaissent pas encore, pourriez-vous nous raconter un peu qui vous êtes, votre parcours, et ce qui vous a conduit à devenir pasteur ?

Je suis fils d’émigrés italiens, né en Belgique et comme tous les enfants d’émigrés, j’ai grandi avec la nostalgie du pays, mais aussi la reconnaissance envers le pays qui nous donnait une éducation et du travail pour nos parents. Je suis né dans l’église adventiste et je la remercie pour l’encadrement sain, stimulant et aimant qu’elle nous a offert en tant qu’enfants d’émigrés. J’ai assez tôt choisi d’adhérer à l’Eglise par le baptême, car cette sollicitude fraternelle et très amicale était le témoignage de vrais disciples engagés. Après mon bac, j’ai commencé des études de médecine, mais très rapidement, au travers d’un parcours rocambolesque, j’ai senti l’appel du Seigneur pour le pastorat. J’ai douté de beaucoup de choses dans ma vie, et je continue à douter, je vous rassure, mais étonnamment je n’ai jamais douté de cette vocation. J’ai concrétisé cet appel par des études en théologie à la Collonges, et à la fin de mes études j’ai rejoint l’Italie, où nous avons servi pendant 10 ans. En 2002, j’ai reçu un appel de la Fédération France Sud et en 2003 nous avons rejoint la communauté d’Annemasse pour 9 ans de ministère, puis 2 ans à Montpellier, et en 2014, l’assemblée administrative m’a appelé au poste de président, et ce jusqu’en mai dernier.

 

Un pasteur arrive rarement seul. Il est le plus souvent accompagné de sa famille qui le suit et le soutient dans son ministère. Acceptez-vous de nous présenter votre famille ?

Bien sûr, je suis marié à Pascale, qui est fille, petite-fille et nièce de pasteur, c’est pourquoi elle avait promis de ne jamais épouser un pasteur (le Seigneur a le sens de l’humour). Son père a d’ailleurs été pasteur de Collonges de 1978 à 1980. Pascale est sage-femme, elle a aussi été traductrice pour la maison d’édition adventiste interaméricaine et enfin responsable d’un rayon bien-être dans une grande chaîne de magasin Bio. Elle s’est adaptée au fil de nos déménagements successifs. Laura notre fille est professeur de français au collège Maurice Tièche et notre fils, Thomas, est chef d’équipe dans le BTP à Genève. Je suis fier du parcours de mes enfants, très différents l’un de l’autre mais qui partagent un sens du service et un altruisme profondément enraciné.

Je suis très reconnaissant envers Pascale qui a changé de pays, de métiers, d’églises … pour finir par m’accompagner pendant 12 ans dans mes visites en églises (presque une chaque sabbat) et donc de ne plus avoir de vraie vie d’église. Ses capacités d’adaptation et de résilience m’épatent, mais étant très amoureux, je dois être peut-être un peu subjectif.
 

Après plusieurs années à la présidence de la Fédération, qu’est-ce qui vous réjouit le plus à l’idée de retrouver aujourd’hui le quotidien d’une église et de ses membres ?

Je retrouve le plaisir de servir de façon très concrète, loin des statistiques, budgets, journées de comités et longs déplacements. Je me réjouis d’accompagner la vie de la communauté au travers d’études bibliques, de visites, d’une présence auprès des responsables d’église. L’idée de m’inscrire dans le rythme de rencontres qui durent dans le temps, d’évoluer avec les personnes, les familles et les projets me réjouit.
 

Vous n’arrivez pas en terre totalement inconnue, mais vous allez tout de même découvrir une nouvelle communauté. Quelle sera votre première action au sein de cette église ?

Je commence par écouter patiemment, puis analyser, classer et prioriser les besoins. Je découvre notre territoire pour continuer d’y jouer un rôle positif et rayonner. Une église est un organisme vivant en continuel mouvement, ses relations avec le monde qui l’entoure doivent se réajuster, en continu, afin d’incarner un témoignage pertinent et utile. Le rôle des anciens et des responsables consiste à accompagner cette adaptation continuelle. Le pasteur conseille et soutient les responsables dans cet élan. Son rôle ici est aussi de bien veiller à une bonne collaboration et cohabitation entre l’église et le campus ; quelques petits couacs pendant ces premières semaines me démontrent que l’attention doit être constante.
 

Avec votre expérience à la Fédération, avez-vous une conviction ou un enseignement que vous aimeriez particulièrement transmettre à cette église ?

Je suis convaincu que la persévérance et la patience portent toujours du fruit, surtout quand elles nourrissent un projet posé dans la prière et respectueux des populations. Un ministère d’encouragement et de soutien doit constamment être déployé pour le bien être de la communauté. L’intelligence collective est la clé essentielle de nos mécanismes, elle ne peut se développer que grâce à une sécurité émotionnelle voulue et protégée.


 

Bienvenue au pasteur Monachini et à son épouse, avec qui nous nous réjouissons de cheminer dans cette nouvelle étape. Nous leur souhaitons beaucoup de joie à œuvrer avec cette communauté et dans leur vie à Collonges-sous-Salève.

 

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